Introduction de Hamsters en milieu périurbain : rencontre avec le directeur d’un site pilote

Alister friendlyDébut juillet, dans le cadre du programme LIFE Alister, les chercheurs du CNRS ont lâché des Grands hamsters sur un site périurbain, faisant de ce site le partenaire d’une étude scientifique qui permettra d’avancer sur la pertinence de réintroduction de cette espèce, menacée de disparition en France, en zones périurbaines.

 

Simon Mallevialle, directeur de la plateforme industrielle du Courrier Strasbourg Europe nous en parle.

Comment s’est passée votre première rencontre avec les scientifiques ?

Madame Pia Imbs qui est la maire de la commune de Holtzheim sur laquelle est implantée notre plateforme, m’a parlé du projet des chercheurs du CNRS. Elle connaît l’engagement de La Poste, et du site en particulier, pour les actions concernant le développement durable. Elle-même très concernée par ces questions, souhaitait accueillir l’étude et cherchait un espace adapté.

Au départ, nous avons eu un peu peur d’accueillir des Grands hamsters sur un site qui traite autant de tonnes de papier par jour. Sérieusement ! Des rongeurs au milieu des lettres ? Odile Petit, qui dirige cette étude, nous a rassurés à ce sujet ; le Grand hamster est très craintif et il serait fort improbable qu’il s’aventure vers les bâtiments. Passée cette question, notre comité de direction a écouté avec attention la présentation de l’étude, le contexte du LIFE Alister et l’enjeu de la problématique Grand hamster. Quand ils ont terminé, nous avons collectivement adhéré au projet ! Ensuite, il fallait que La Poste entérine la décision et que nous précisions ensemble les modalités de fonctionnement.

Le site a-t-il dû être adapté ?

Très peu. Des pré-terriers ont été creusés par le CNRS à plusieurs endroits sur nos espaces verts. Nous pratiquions déjà la tonte raisonnée mais les chercheurs ont adapté le terrain en plantant des graines pour étoffer notre prairie fleurie. Il est important de répondre aux besoins alimentaires du Grand hamster. Pour le reste, rien n’a changé.

Il faut veiller particulièrement à la sécurité des scientifiques. Notre site est ouvert 24h/24 avec des rotations de poids lourds en permanence. Il faut donc que les chauffeurs soient vigilants et que les chercheurs absorbés par leurs observations soient prudents. En effet, les membres de l’équipe du CNRS se relayent la nuit pour faire le suivi de l’expérimentation. Nous n’avons pas l’habitude d’avoir une telle activité sur le site.

Comment réagissent les quelques 300 personnes qui travaillent sur place ?

Avec curiosité. Nous avons déjà des ruches et des nichoirs sur notre plate-forme donc ils connaissent l’engagement de La Poste vis-à-vis de l’environnement. Avec le LIFE Alister et la mairie de Holtzheim nous avons réalisé des panneaux d’information (lien vers la série de panneaux) qui permettent d’expliquer en quoi consiste cette étude, comment cela va se dérouler et les consignes concernant les animaux. Ce sont des animaux sauvages, il ne faut pas les toucher, ne pas les déranger non plus. Je pense que ce genre d’action est bénéfique pour tous.

Vous avez un autocollant sur votre coque de téléphone portable, de quoi s’agit-il ?

Ah oui ! C’est le Alister friendly. Notre site ainsi que la commune de Holtzheim sont Alister friendly, c’est-à-dire que nous apportons en quelque sorte notre soutien au programme LIFE Alister.

Sympathique, n’est-ce pas ?

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